Description
Un texte à la clarté pure, à l’image de l’écriture de son auteur, Charles Juliet. Une ode bouleversante à sa mère et à toutes celles à qui on n’a pas laissé la parole.
Après l’adaptation de Mémoire de fille d’Annie Ernaux, Pauline Ribat offre une nouvelle expérience vive. Par la force du théâtre et de la littérature, l’intime se partage et devient universel.
Charles Juliet a eu deux mères : celle qui l’a recueilli et élevé, et sa mère biologique. Cette dernière, s’occupant seule des enfants et du foyer, fait une dépression post-partum sévère qui la conduit à être internée en hôpital psychiatrique où elle mourra de faim pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est l'une des cinquante mille victimes de l'extermination douce sous le régime de Vichy. Son fils lui rend enfin les mots, à jamais perdus, avant de retracer son propre parcours et sa délivrance par l’écriture. Dans un espace qui se modifie au fil du spectacle, Pauline Ribat met en relief ce récit d’espoir, dont l’écriture se confond avec une intemporelle quête de soi, dans la rencontre de l’autre.
