Description
Icône de la scène alternative argentine, Marina Otero fait de sa vie une œuvre d’art. Dans Fuck me, au titre délibérément provocateur, elle convoque cinq danseurs de revue, « sex-symbols » masculins dynamitant l’espace de jeu.
Elle se tient face à eux, racontant sa vie et sa carrière. Une mise en abyme un brin diabolique pour un spectacle hautement désinvolte.
Chorégraphe et incomparable performeuse, Marina Otero aime brouiller les pistes avec autodérision. Face aux hommes qui forment une sex machine collective, elle est assise dans un fauteuil, commentant sa vie rongée par la maladie. Son histoire familiale et artistique, documentée par de courtes vidéos artisanales, traverse l’histoire de l’Argentine, de la dictature à nos jours. Si une ballerine ne peut plus danser, que lui reste-t-il mis à part ses souvenirs et ses obsessions ? Soumis à un jeu de rôle très défini, chacun est pourtant libre de se rebeller. Une radieuse irrévérence pour cette revue punk, érotique et tragique, placée sous la devise Recordar para vivir (Se souvenir pour vivre).
